“Jeunes et communication” à Pamiers

  • 18 mars 2026

Actualités des territoires Portes d’ Ariège Pyrénées Jeunesse

Dans la continuité des travaux liés à la définition et à la mise en œuvre d’une politique jeunesse partenariale à Pamiers, les acteurs locaux ont souhaité mettre en avant les questions de communication.

Partant de constats et de retours de jeunes qui opposent une méconnaissance, par manque d’information, de ce qui se fait dans leur ville, le collectif s’est penché sur les questions suivantes :

  • Comment communiquons-nous aujourd’hui au sein de nos structures, avec quels outils et comment mieux communiquer demain ?
  • Comment les lieux de rencontre peuvent-ils être partie prenante du processus de communication ?
  • Comment les jeunes peuvent contribuer au processus de communication ?

Une évolution majeure au sein du collectif : Depuis trois rencontres des jeunes sont associés aux travaux et sont porteurs de propositions pouvant faire évoluer la relation professionnels /élus / jeunes/ habitants.

Aujourd’hui, force est de constater, de manière générale, que le volume d’informations disponibles est exponentiel et sans commune mesure. Les sources sont multiples et il est parfois compliqué de repérer ce qui est une information.

Chez les jeunes, l’information a un impact sur l’identité. L’utilisation des réseaux sociaux entraine une vie qui n’est plus complètement réelle mais hybride.

En tant que professionnels ou acteurs de l’action jeunesse, faut-il utiliser les réseaux sociaux à outrance ? Faut-il produire des documents visuels furtifs qui accrochent vraisemblablement davantage les publics mais qui peuvent brider, voire déformer l’information ?

Scroller permet-il de bien comprendre ?

Le travail des acteurs de la jeunesse ne consisterait-il pas à donner des clefs et des grilles de lecture qui permettent à la fois d’appréhender le « comment intégrer l’information » mais aussi le « comment la construire » ?

Favoriser la création d’un média par et pour les jeunes, pourrait être une piste d’action. Mais aussi, les aider à prendre la parole et faire en sorte que la jeunesse ne soit plus seulement au cœur de tous les discours mais qu’elle soit placée au centre des décisions et encore davantage aux commandes de la parole publique.

In fine, la conclusion de la rencontre appaméenne a mis l’accent sur la nécessité de remettre l’humain au cœur de l’action, d’aller vers, d’échanger en direct et de créer des espaces d’expression, d’interpellation et de réception de la parole des jeunes, tout en définissant des modalités de traduction de cette parole pour qu’elle intègre le champ de la décision.

Comment également les décideurs se font le relai de cette parole et comment ils acceptent de transformer leurs cadres d’action, reste également une question fondamentale.